Ricco! a écrit:Peux tu nous faire un lien vers la page où tu as trouvé cette info ?
Certainement !
Pour TEREOS :
La crise, elle connaît pas
Jérôme Verrié, directeur du site, et Jean-Christophe Duprat, responsable de la division transformation
LILLEBONNE.
L'usine de production de bioéthanol du groupe Tereos, qui emploie cent trente personnes, a dépassé ses objectifs industriels.
Analyse.
C'est l'énergie du futur et sa production ne cesse d'augmenter en France mais aussi dans le monde entier. Le bioéthanol pourrait bien être le pétrole vert du futur.
Deux ans après son démarrage en 2007, l'éthanolerie du groupe Tereos (BENP) située sur la zone d'activité des Herbages à Lillebonne vient de dépasser ses objectifs industriels. Un motif de satisfaction pour son directeur Jérôme Verrié et pour Pierre-Christophe Duprat, directeur général de la division transformation des céréales de Tereos récemment en visite sur le site.
Aujourd'hui, la production est supérieure à 8 200 hectolitres par jour en moyenne avec même des pointes à 9 000 hectolitres. Ces bons résultats s'inscrivent directement dans un contexte politique et économique particulièrement favorable à l'utilisation du bioéthanol comme carburant. Explications de Pierre-Christophe Duprat : « Depuis 2000, nous assistons à une progression de la consommation d'éthanol à travers le monde notamment au Brésil et aux Etats Unis. Dans le domaine, les USA affichent des objectifs ambitieux à l'horizon 2020. Au Brésil, les ventes de voitures de type flexfuel, des véhicules qui peuvent à la fois marcher à l'essence et au bioéthanol, explosent littéralement. En Europe, la montée en puissance de la production date du milieu des années 2000. La directive européenne Energie Climat détermine un objectif d'incorporation de 10 % d'énergie renouvelable en 2020 ».
Argument environnemental
Le bilan environnemental du bioéthanol est positif puisqu'il permet de réduire de 60 % les émissions de CO2 par rapport à l'essence. Pierre-Christophe Duprat insiste également sur le fait que la production de bioéthanol ne concurrence pas la production céréalière liée à l'alimentation. « Seulement 3 % des surfaces cultivées en betteraves et en céréales suffisent pour atteindre les objectifs de 2010 en France. Le bioéthanol n'est pas responsable de la hausse des matières premières agricoles car les prix réels sont en baisse constante depuis près de trente ans… »
L'usine de Lillebonne, qui emploie aujourd'hui 130 personnes, a une capacité de production de 300 000 m³. Pour fabriquer le produit, on utilise du blé. On réfléchit d'ores et déjà à d'autres pistes pour utiliser du blé fourrager, du maïs ou encore de l'orge. Tereos se prépare à un carburant de seconde génération grâce aux techniques de la chimie verte.
F. H.
Les différentes étapes de la production
L'usine de Lillebonne utilise du blé comme matière première
Comment fabrique-t-on ce carburant aux vertus écologiques ? La production d'éthanol de blé est réalisée par voie sèche.
Les sons et le gluten ne sont pas extraits et le blé reste entier jusqu'au stade de la distillation. Dans un premier temps, le blé est broyé afin d'obtenir une fine mouture. Seconde étape, la liquéfaction et la saccharification sont réalisées avec des enzymes qui vont scinder l'amidon en petites molécules de glucose. La fermentation du glucose est réalisée avec des levures. Au cours de cette étape, les molécules de glucose vont être transformées en éthanol. On obtient alors un vin à environ 10 % d'alcool.
En condensant les vapeurs alcooliques dans des colonnes chauffées par de la vapeur d'eau, la distillation permet alors de transformer le vin en un alcool brut à 94 %. On procède alors à une autre manipulation de déshydratation pour obtenir un alcool à 99,9 %. Les non-alcools issus de la distillation sont centrifugés. La fraction soluble est envoyée vers un évaporateur pour obtenir un sirop qui, mélangé à la fraction insoluble, son et gluten, devient une farine. La farine est, elle, compressée pour former des granulés de drèche de blé qui sont utilisés en alimentation animale plus particulièrement pour les bovins et la volaille.
Paris Normandie
Articles parus le : 29 septembre 2009
Source :
http://www.forum-normandie.fr/viewtopic.php?f=8&t=1071Voir aussi :
Les biocarburants se portent bien, merci.
Comme quoi, la filière n'est peut-être pas aussi moribonde qu'annonçé comme le GPL d'ailleurs qui n'a jamais rencontré un tel succès cette année.
